Supposés originaires des Monts Kouroula au sud-est du Mali, les Dogon (groupe Malinke de souche Keita) se seraient installés en trois vagues de peuplement du XII ème au XV ème siècles, succédant aux Tellem, sur le territoire qu’ils occupent actuellement. Leur langue parlée, le Dogon, regroupe plusieurs dialectes. Ils seraient aujourd’hui au nombre de 800.000 individus, dont une grande majorité, habite le Pays Dogon. Animistes malgré l’islamisation généralisée du Mali, les Dogon rendent des cultes aux mânes des ancêtres familiaux et sont sous l’autorité de dignitaires villageois, les Hogon, qui eux-mêmes reconnaissent comme chef spirituel le Hogon d’Arou. Le Dama (funérailles) et le Sigi (renouvellement du monde tous les 60 ans) sont les deux grandes fêtes Dogon. L’Awa, société secrète des masques, parlant le Sigi so, langue sacrée, est chargée du déroulement des cérémonies. Le prochain Sigi devrait être en 2027.
Les Dogons sont avant tout des cultivateurs de mil et de sorgho, d’un
peu de riz, ainsi que d'oignons, dont ils font le commerce, et d’autres
légumes peu exigeants en eau. Eleveurs de petit bétail, tisserands
et forgerons, ils pratiquent la pêche et la chasse de façon épisodique.
L’art Dogon est réputé dans le monde entier, notamment
pour les masques de cérémonie, les statues rituelles et portes
en bois sculptées.



